Au lendemain de nos révélations sur la CRS écartée de la plage privatisée par le Roi d'Arabie saoudite, la préfecture des Alpes-Maritimes réplique par un communiqué. Sur son blog "Secret police", Frédéric Ploquin en fait le décryptage et maintient sa version.

Valauris

« Des personnels féminins agissent sur le dispositif depuis le début de la visite du Roi (cortèges, point de sécurisation) sans que cela n'occasionne le moindre problème », affirme la Préfecture des Alpes-Maritimes, reprise par nos confrères de Nice-Matin. L'information n'est pas fausse, mais elle n'infirme en rien les éléments révélés hier par Marianne. Pas davantage que la suite de ce communiqué concocté de main de maître, à tel point que le Quai d'Orsay l'aurait certainement validé : « Jamais l'Arabie saoudite n'a demandé une adaptation du dispositif sur la base de tels critères. »

Il est clair en effet que des femmes policiers font partie, depuis le début, du dispositif. Il est également vrai que Ryad n'a pas mobilisé les voies diplomatiques pour protester officiellement contre la présence de ces femmes aux abord de la villa royale. Un membre de la CRS (pour mémoire : compagnie républicaine de sécurité) n°3, appelée en renfort pour assurer la protection des lieux, n'en a pas moins, nous le maintenons, été priée de se tenir à l'écart du « point plage », au moins à l'heure où les hommes prenaient leur bain.

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