Le huitième Festival du film francophone, qui aura lieu du 25 au 30 août, a dévoilé, vendredi à Paris, son programme. De Kev Adams à Claude Lelouch, l’affiche se veut "élégante et populaire".

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Nathalie Baye, Diane Kruger, Karin Viard, Audrey Lamy, Jean Dujardin et beaucoup d'autres sont attendus pour le FFA.. PHOTO/AFP

Fin août, le cinéphile hyper-exigeant et le fan de comédies populaires auront un point commun: pour 2,50 €, ils pourront voir leur film favori en avant-première en présence de leurs acteurs préférés. Ils pourraient également être surpris par la découverte d’un film interdit au Maroc mais en sélection à Angoulême ou avoir un coup de chaud face à Béatrice Dalle, en chair et en toile pour honorer les trente ans de la sortie de 37°2 le matin, avec la diffusion de sa version longue.

Et si c’est quand même trop cher, la séance en plein-air sur le Champ-de-Mars de Samba, en présence des réalisateurs d’Intouchables et "d’une grosse surprise" ou le défilé des stars dans les rues de la ville seront gratuits.

Parce que cette année encore, les têtes d’affiche du cinéma français se retrouvent pour une rentrée de grande classe, du 25 au 30 août. Avec une grosse pincée de belgitude qui devrait donner une dimension encore plus festive à l’événement (lire ci-dessous). "C’est le festival élégant et populaire dont on a rêvé", a expliqué Dominique Besnehard avant de présenter le programme au Centre culturel de Wallonie-Bruxelles, à Paris.

53 films en 6 jours

Entre la sélection, les avant-premières, les différents hommages, pas moins de 53 films seront projetés en six jours à Angoulême. Avec la présence d’une myriade d’étoiles, parmi lesquels Jean Dujardin, Diane Kruger, Louise Bourgoin, Fabrice Luchini, Gilles Lellouche, François Damiens, Claude Lelouch, Christophe Lambert...

On retrouve des habitué(e)s du festival comme les marraines et ex-présidentes du festival Nathalie Baye et Sandrine Bonnaire. Des retours comme celui de Cédric Klapisch pour les deux premiers épisodes de la série 10% produite et inspirée par Dominique Besnehard. La Belge Annie Cordy revient aussi, elle qui avait décroché haut la main l’an dernier la palme de l’actrice la plus populaire dans les rues d’Angoulême.

Elle risque d’avoir une sacrée concurrence cette année avec Kev Adams, qui ne devrait pas faire les choses à moitié en présentant pour la toute première fois au public, Les aventures d’Aladin, dont il est le héros.

Près de 30 000 entrées en cinq jours

Ce sera aussi une première pour Carat avec deux séances à 16h et à 18h sur écran géant, et en présence d’une bonne partie de la joyeuse bande du film (Jean-Paul Rouve, Audrey Lamy, Michel Blanc, Eric Judor...). "La salle pourra accueillir 1 000 personnes à chaque fois", annonce Marie-France Brière qui a conclu ce premier partenariat avec GrandAngoulême. Des partenariats privés comme publics qui se sont multipliés cette année, avec en particulier le retour de la Région et un Dominique Besnehard qui "rêve" de revoir Ségolène Royal dans son festival.

Au-delà de ces petites histoires, deux nouveautés symbolisent le changement de dimension d’un festival créé il y a huit ans et qui attend près de 30 000 entrées en cinq jours. D’abord, il y a ces deux films manquants de la sélection. "Nous devons encore attendre de savoir s’ils ne vont pas être plutôt pris à Venise", regrette Dominique Besnehard, convaincu qu’un film français aura plus d’écho en Charente qu’à La Mostra.

Elégants et populaires

L’autre nouveauté se fait encore discrète mais pourrait bien bouleverser à l’avenir l’économie et l’image du festival. "Un grand horloger suisse fait entrer le luxe au FFA", explique Marie-France Brière à propos de l’arrivée des Suisses d’IWC. La marque commence cette année par accoler son nom à celui du Valois du meilleur réalisateur. Le début probable d’une collaboration encore plus étroite pour IWC, qui organise aussi un prestigieux dîner de gala concocté par le chef-cuisinier de l’Hôtel Crillon sur le thème "Pour l’amour du cinéma". Un thème qui rassemble là aussi les "élégants" et les "populaires" à Angoulême.

Le Nil fume belge

Ce sera la capitale belge du festival. Dominique Besnehard a eu un véritable "coup de foudre" pour le nouveau bâtiment du Nil et particulièrement son auditorium, qui accueillera la dizaine de films en hommage au cinéma belge. Le Centre Wallonie en profite pour faire venir des acteurs incontournables de cette filmographie.

Librairie éphémère, exposition et même une baraque à frites venue spécialement de là-haut mélangeront joyeusement culture et fête. Le marché des Halles doit également se préparer à voir déferler une grande vague d’humour belge pour sa soirée consacrée au pays.

CharenteLibre.fr