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Publié le dimanche 12 juillet 2015 à 16:19

Diego Velazquez à Bruxelles avec AFP

„Il n’y a pas encore d’accord concernant la Grèce“, a signalé Xavier Bettel à son arrivée à Bruxelles à quelques minutes du début du sommet de la zone euro dimanche.

„Le Luxembourg veut garder la Grèce dans la zone euro, mais pas à n'importe quel  prix“, a noté encore le Premier ministre luxembourgeois qui a rappelé qu’il existait un manque de confiance quant au gouvernement grec.

Xavier Bettel a également critiqué l’attitude de l’Allemagne et leur proposition d’exclure la Grève pendant cinq ans de la zone euro. « C’est une stratégie peu productive », a lancé le Premier ministre luxembourgeois.

« Nous ne pouvons pas dire que les Grecs n’ont rien fait », a encore expliqué Bettel en nuançant néanmoins ses propos. « Je n’ai pas encore vu les propositions grecques, donc je ne peux pas encore dire si les efforts vont assez loin. »

Tsipras se veut optimiste

Un accord entre la Grèce et ses partenaires européens est possible dimanche "si toutes les parties le veulent", a affirmé le Premier ministre grec Alexis Tsipras à son arrivée à un sommet de la zone euro à Bruxelles, qui va tenter de trouver un compromis afin d'éviter une sortie du pays de la monnaie unique.

"Je suis ici pour parvenir à un compromis honnête, nous devons cela au peuple européen", a déclaré Alexis Tsipras. "Nous pouvons parvenir ce soir à un accord si toutes les parties le veulent", a-t-il ajouté.

Merkel : «Pas d’accord à n’importe quel prix»

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé qu'"il n'y aura pas d'accord à n'importe quel prix" pour sauver la Grèce, en arrivant dimanche au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro à Bruxelles.

"La valeur la plus importante, à savoir la confiance et la fiabilité, a été perdue" avec Athènes, a ajouté la chancelière qui a promis des "négociations ardues".

La zone euro doit décider dimanche "si la Grèce sera demain dans la zone euro", a déclaré le président français François Hollande à son arrivée à un sommet de "la dernière chance" à Bruxelles pour le sauvetage financier d'Athènes.

"La France va tout faire pour trouver un accord permettant à la Grèce de rester dans la zone euro", a ajouté le président, excluant l'option, avancée par l'Allemagne, d'une "Grexit provisoire" pour le maillon faible de la zone euro.

Juncker prêt à se battre jusqu'à la dernière "milliseconde"

Très impliqué dans ces négociations de la dernière chance, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a promis de "se battre jusqu'à la dernière milliseconde pour avoir un accord", en arrivant au sommet à Bruxelles.

LuxemburgerWort.lu