L’effort budgétaire de 2 milliards d’euros, annoncé au mois de janvier par le premier ministre Jean Marc Ayrault, n’épargne finalement pas nos universités. Alors que le Ministère de l’enseignement supérieur affirmait encore le mois dernier que le gel des budgets ne concernerait que l’Agence Nationale pour la Recherche, c’est une contribution estimée de 50 à 100 millions d’euros qui est aujourd’hui demandée aux établissements du supérieur. L’UNEF, qui s’était félicitée en juillet dernier de la sanctuarisation du budget du supérieur, s’oppose à ces économies en contradiction avec l’objectif de démocratisation de la ministre Geneviève Fioraso, et s’inquiète des conditions dans lesquelles se tiendra la rentrée prochaine.

Un précédent dans le mandat de François Hollande.

Lundi 11 mars dernier, les établissements publics d’enseignement supérieur recevaient leur notification de Dotation Globale de Fonctionnement (principal financement public) pour l’année 2013. La quasi-totalité d’entre eux ont ainsi découvert, à la ligne « contribution au redressement des comptes publics », leur dotation serait diminuée d’en moyenne 5 à 7%. C’est la première fois depuis le début du mandat du président de la République, que le gouvernement exige une contribution aux universités. L’UNEF s’inquiète de ce précédent qui  tranche avec l’engagement du Président de la République de faire de la réussite des jeunes sa priorité du quinquennat.   (...)

Lire   - le 19 Mars 2013