Le projet Noyer de réorganisation de la Banque de France est inacceptable. Il participe du coup d’état financier à l’œuvre à l’échelle européenne. Le gouverneur de la Banque de France prétend en effet s’affranchir des missions d’intérêt général assignées à cette banque qui appartient à tous les Français.

A l’heure où le président de la République déclare vouloir inverser la courbe du chômage, Christian Noyer veut supprimer 2500 emplois dans cet établissement public fortement excédentaire.

Il veut fermer 20 succursales consacrées à l’activité de traitement des dossiers de surendettement des particuliers, alors qu’il s’agit d’une mission confiée par la loi. Face aux critiques, il prétend que les surendettés n’auront qu’à déposer leur dossier par Internet.

La fermeture programmée de 40 des 72 caisses pose également des problèmes de sécurité dans le traitement des billets.

Enfin, l’activité de notation crédit gratuite auprès des PME et ETI serait drastiquement concentrée.

La Banque de France n’est plus la Banque des 200 familles. Elle n’est pas davantage la Banque Noyer. L’Etat, actionnaire unique, doit reprendre la main en suspendant ce plan et en organisant un débat public. Le Parti de Gauche soutient le projet intersyndical qui affirme l’ambition de la Banque de France au service des citoyens, des banques, des entreprises, et marque une volonté de développement.

A l’heure où l’Assemblée débat de la réforme bancaire, il faut remettre l’intérêt public aux commandes de la Banque des banques.

Communiqué de François Delapierre et Guillaume Etievant

- le 5 Février 2013