L'agglomération compte désormais cinq drives Leclerc, Géant, Intermarché et Auchan proposent la commande en ligne La formule marche si bien qu'Auchan prévoit d'en ouvrir un second à Soyaux."

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Les drives permettent de faire les courses en trois minutes chrono, de plus en plus de
Charentais sont séduits.  Photos Renaud Joubert

Faire ses courses en trois minutes chrono, c'est possible. C'est toute la magie du drive. On commande sur internet et on va chercher ses courses à un point de retrait. Géant, à Champniers, a lancé la mode dès juin 2010. Suivi de très près par Auchan. Et donc rattrapé aujourd'hui par Leclerc, depuis novembre, et les Intermarché de Champniers et Linars. Mais attention, tous les drives ne se ressemblent pas.

À Linars par exemple, la préparation des sacs coûte 4€. C'est d'ailleurs le seul drive de l'agglo à faire payer le service. Intermarché à Champniers offre la préparation mais n'accepte aucune commande en dessous de 40€. Enfin, pour Auchan, Leclerc et Géant, c'est gratuit et sans seuil minimum. On peut même commander et passer prendre sa commande deux heures plus tard.

Le drive séduit de plus en plus

Les sites ne se ressemblent pas vraiment. Si tous proposent un système de listes de courses préenregistrées, ce qui accélère grandement la commande, la présentation de la page d'accueil diffère un peu. Leclerc assomme son visiteur par une page de promotions qui contient 150 références, dont plus des deux tiers sont des marques du distributeur. Auchan a une présentation plus sobre et propose directement 15 promos et 4 produits nouveaux. Et pour rendre le site plus humain, il y a même la photo de l'équipe.

Sur le site de Géant, il y a un onglet promos, un onglet pour les produits de saison - la galette en ce moment - et même un onglet menus qui ouvre sur un espace avec des recettes concoctées par une diététicienne.

«Nous avons 300 clients par jour», assure Raphaël Vauchelle, le directeur d'Auchan La Couronne. Une goutte d'eau en comparaison des 7.000 clients quotidiens de l'hyper. Mais c'est une augmentation fulgurante par rapport à mai 2012. Auchan comptait à l'époque 200 clients «drive» par semaine. Philippe Hermann, le patron de Géant, estime à 30.000 par an les fidèles de son drive.

Devant un tel succès, Auchan ouvre en avril, pratiquement sous les fenêtres de Carrefour, un second drive à Soyaux, dans le parc de la Jauffertie actuellement en construction. Nicolas Paolini, le directeur de Carrefour, ne saute pas de joie: «On a des pistes de réflexion pour contrer cette concurrence. Mais si on avait voulu ouvrir un drive, il y a longtemps qu'on l'aurait fait». Le directeur évoque plus des aménagements intérieurs pour amortir l'effet drive. «On a redimensionné le rayon bio et le rayon produits locaux et on a fait entrer 1.000 références alimentaires en plus.»

Un argument qui ne devrait pas suffire à faire revenir ceux qui fuient le Caddie comme la peste. «Une heure trente chaque semaine de courses, c'était l'enfer», décrit Christophe Delalande. Depuis deux mois, il est converti au drive. «C'est simple, pratique et sur ma route.»

J'économise plus de 100€ par semaine

«J'en avais marre de dépenser entre 250 et 300€ par semaine. Je faisais les courses avec ma femme. Il y avait toujours quelque chose de formidable à acheter plus que le nécessaire. Maintenant, j'économise plus de 100€ par semaine». Christophe Chagrelle est un client drive convaincu. Il utilise le service depuis un an. «Au début,

on avait une petite réticence, on pensait que ça supprimerait de l'emploi mais en fait, je pense que ça en a créé.» Et même s'il reconnaît qu'il y a moins de choix que dans l'hyper, «ma femme me dit que le site est convivial et ils ajoutent régulièrement des produits. Donc c'est très positif».

On est plus zen pour faire les courses

«J'ai abandonné le Caddie et ça ne me manque absolument pas». Marie-Danièle Morin sourit. Elle utilise le service drive depuis sa création. «Je trouve qu'on est plus zen pour faire ses courses. Moi, je commande depuis chez moi. J'ai le temps de réfléchir à ce dont j'ai besoin. Et puis j'économise aussi parce qu'on est moins soumis à la tentation». Elle n'a testé que le drive d'Auchan. Et pour cause, elle est employée du magasin. «Pour moi, c'est très pratique, je débauche et je viens chercher mes courses.» C'est aussi parce qu'elle passe la journée dans l'hyper qu'elle est contente de ne plus avoir à y revenir pour faire ses emplettes.

19 Janvier 2013 | 04h00 - Mis à jour | 07h52 - Richard Tallet

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