Photo Phil Messelet

André Curmi, le président de l’association du film francophone d’Angoulême, doit se sentir bien seul. Cette association, créée en même temps que le festival du film francophone d’Angoulême (FFA) en 2008, est aujourd’hui une coquille vide. Au printemps dernier, les créateurs du festival, Marie-France Brière, Dominique Besnehard et Patrick Mardikian, ont en effet créé une Sarl pour gérer directement l’événement.

L’association, elle, ne compte plus que des dettes, remontant aux premières éditions. En particulier ces 85.000 euros de subvention datant de 2008, dont la Région Poitou-Charentes réclame le remboursement. Le tribunal administratif a donné raison à la collectivité en juin dernier mais André Curmi avait fait appel de cette décision fin août. Dans la foulée, les membres du bureau s’étaient réunis une dernière fois pour décider d’enterrer l’association.

Le tribunal d’instance d’Angoulême a ensuite décidé de placer l’association en redressement judiciaire le 12 décembre, et de fixer la cessation des paiments au 12 octobre dernier. Le mandataire judiciaire, Me Silvestri, a dix mois pour établir la liste des créances.

Le FFA, qui vient de signer une convention pour trois ans avec Magelis, n’est pas menacé par ce redressement judiciaire. De son côté, André Curmi, «très affecté par toute cette histoire» selon un des membres de l’association, refuse toujours de s’exprimer.

26 Décembre 2012 | 16h37 - Mis à jour | 16h40

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