Le maire, François Nebout, et son adjoint à la tranquillité publique, Michel Bonnefond (à sa gauche),
ont dû faire face aux invectives de l'opposition. (Photo C. T.)

Lors de la réunion du 19 octobre, l'opposition a reproché aux élus de la majorité de s'exprimer dans la presse avant la tenue du Conseil municipal. En question notamment, un article sur la vidéosurveillance paru dans nos colonnes le 17 octobre. « Il est d'usage d'envoyer l'ordre du jour et les délibérations aux rédactions quelques jours (1) avant la tenue du Conseil municipal », a répondu le maire, François Nebout.

Fanta Diallo a alors demandé aux élus d'attendre le jour du Conseil municipal pour s'exprimer. « Nous n'avons rien contre la presse. Elle fait son travail », a-t-elle ajouté, sans doute pour calmer le jeu.

« Comme le ministre »

Le courroux de l'opposition concerne l'extension de la vidéosurveillance, avec l'installation de nouvelles caméras au Champ- de-Manœuvre. Chacun y est allé de son mot : « Cela a un faible impact sur la sécurité », a pointé Joëlle Rassat. « Cela déplace les problèmes », a ajouté Fanta Diallo. Avec malice, Michel Bonnefond, adjoint à la tranquillité publique, leur a répondu que « le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait instauré la vidéosurveillance dans sa ville, Evry ». « C'est un outil de prévention parmi d'autres, a reconnu François Nebout. L'objectif est que la population ait un moindre souci d'insécurité. Mon objectif est de protéger les riverains. »

Budget serré

Deux autres délibérations ont mobilisé l'attention des élus. La première concerne les orientations budgétaires. Dans un contexte économique dégradé, la mairie de Soyaux, classée dans les 100 communes les plus pauvres et avec le taux le plus élevé de logements sociaux en Poitou-Charentes, n'a pas beaucoup de marges de manœuvres en ce qui concerne le futur budget (il sera voté en décembre). Le maire a toutefois souligné que l'ORU (Opération de renouvellement urbain) a été une chance pour moderniser la ville, car la municipalité n'aurait pas pu assumer ces dépenses seule.

Les élus se sont ensuite opposés à la construction de 20 logements sociaux par Logélia, car ne proposant pas de mixité sociale.

(1) Le délai est de cinq jours avant la tenue du Conseil, selon un agent municipal.

Publié le 23/10/2012 à 06h00 - Par Cédric Tricaud

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