[VIDEO] Le syndicat revendique plus de 7 000 personnes à la manifestation inter-régionale d'hier.

De la Victoire au Conseil régional, un cortège dense et bruyant. (PHOTO QUENTIN SALINIER)

Peu avant midi, alors que la foule occupait toute la place de la Victoire à Bordeaux, le nombre de manifestants dépassait le chiffre de 3 000. 27 bus étaient déjà arrivés et d'autres étaient attendus venant de la Creuse, de la Haute-Vienne et des Deux-Sèvres. Une heure plus tard, alors que le cortège arrivait devant le Conseil régional, la CGT revendiquait entre 7 000 et 8 000 manifestants.



Bordeaux a accueilli hier l'une des sept manifestations régionales pour défendre « l'emploi au cœur du développement des territoires », comme l'indiquait la banderole de tête. Mené par la CGT, le cortège a aussi rassemblé des militants de Sud, de l'Unef, du Front de gauche, de NPA et de Lutte ouvrière. Plus un drapeau corse géant porté par un employé (corse) des transports urbains palois.

Pique-nique et délégations

« Je suis très satisfaite », a commenté Corinne Versigny, secrétaire de l'UD-CGT 33, citant la présence, à côté des Girondins, de fortes délégations du Poitou-Charentes, du Limousin ou encore du Pays basque. Difficile de ne pas voir les représentants de Ford, de l'AIA, de Gascogne (« attaqués par les banques qui exigent la vente de la branche la plus rentable »), de Saft, de la société Lagarde (« abandonnés par l'État et le Conseil régional »), des Fonderies du Poitou, de la santé, des collectivités territoriales (le cortège a hué et sifflé le Conseil général en passant à hauteur de son immeuble), de l'énergie, du port, de Pôle emploi…

Oubliés les airs latinos, le cortège a quitté la place de la Victoire au son du hard-rock et du rap avant d'être accueilli, au pied de l'hôtel de Région, à l'heure du pique-nique, par les musiciens du Peuple étincelle.

Réindustrialisation, défense de l'emploi et des services publics étaient les thèmes porteurs de cette journée d'action. Une délégation est allée les expliquer à la préfecture et à la Région. François Hollande et le gouvernement, accusés de reculer « face à un groupe d'employeurs qui se font passer pour des pigeons », n'ont pas été épargnés. Comme un symbole, un manifestant, vêtu d'affichettes revendicatives, a fait tout le trajet lesté de chaînes et de boulets.

Publié le 10/10/2012 à 06h00 | Mise à jour : 10/10/2012 à 09h19
Par Michel Monteil

SUDOUEST.fr