Approche écologique, sensibilisation aux arts et à l'environnement. La première école éco-évolutive ouvre à Gourville le 5 septembre. Inscriptions aujourd'hui.

Yves Bertin, président de l'association «Les Chevaliers en chaussons»,
a présenté le projet de l'école dans l'une des salles du château qui va l'accueillir.Photo S. C.

Une «première» en Charente mais une idée déjà expérimentée dans la Drôme ou en Ardèche. Une école éco-évolutive ouvrira le 5 septembre au château de Gourville. Cours théoriques le matin dispensés par une enseignante licenciée en psychologie de l'enfant, activités d'éveil l'après-midi avec la contribution des parents. Semaine de quatre jours. Ni cartable, ni travail à la maison. Un déjeuner tiré du panier, un tarif mensuel de 150 euros. Quinze élèves maximum, de 5 à 11 ans, quel que soit le niveau scolaire.

Le cadre est fixé. La philosophie se veut résolument ouverte: «Rythme individuel, plaisir dans les apprentissages, respect dans les relations, développement global dans l'équilibre harmonieux des fonctions intellectuelles, physiques, affectives et spirituelles, dépassement de soi pour accéder à sa propre connaissance.» La présentation est paradisiaque. On aurait presque envie de retourner à l'école, pour retrouver les bûchettes de notre enfance et cultiver le potager voisin. Avec son mobilier coloré, le rez-de-chaussée du château ressemble à un «cocon confortable» comme le reconnaît Laurent, le propriétaire, partie prenante dans l'association «Les Chevaliers en chaussons», à l'origine du projet. Créée au printemps dernier, elle réunit des éducateurs, des artistes ou encore une agricultrice bio autour du président Yves Bertin, un naturopathe de Mareuil.

Plus de diversité

«Notre intérêt pour des pédagogies différenciées est conforté par les neurobiologistes», explique celui qui a scolarisé ses six enfants à la maison avant qu'ils n'intègrent le système traditionnel. Pas question d'ailleurs d'opposer cet enseignement à la carte à l'école classique.

«L'Éducation nationale est une machine qui doit globaliser. C'est quelque chose de complémentaire qui explore des voies différentes. On veut maintenir les passerelles. On a eu des discussions constructives avec l'école du village.

On n'est pas en concurrence. Les enfants peuvent échanger, être ensemble», confirme le propriétaire qui a sécurisé le potager, afin qu'il soit accessible aux écoliers.

«On veut montrer qu'un produit n'arrive pas directement chez le marchand. Il doit pousser auparavant.» Une évidence que les rurbains auraient semble-t-il, tendance à oublier. Qu'importe si certains le savent. «Ils partageront avec leurs copains. C'est le mélange, la diversité qui est intéressante.» Le rêve peut-il devenir réalité? Réponse sur le terrain.

Inscriptions sur place au château de Gourville, les lundis 20 et 27 août, de 10 heures à 19 heures. chevaliersenchaussons@orange.fr

20 Août 2012 | 04h00 - Mis à jour | 07h33  Sylviane Carin

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