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17 août 2012

Friches industrielles cherchent avenir

La désindustrialisation du bassin d'Angoulême a entraîné l'apparition de friches industrielles. Que ce soit au département ou à l'agglo, on cherche des repreneurs. Surtout pour les trois plus grandes.

2/5  Le handicap de l'ancienne Cofpa à Gond-Pontouvre est d'être située en zone inondable.

Elles sont apparues et ont grandi au fil du temps et de la désindustrialisation de la Charente: à Angoulême et dans son agglo, les friches industrielles sont relativement nombreuses. Certaines vont connaissent une deuxième vie comme l'ancienne friche Omia transformée en studio de cinéma à Saint-Yrieix. D'autres sont toujours dans l'attente d'un repreneur et d'un nouveau départ. «Surtout trois d'entre elles, les plus grandes, que sont la Cofpa à Gond-Pontouvre [lire CL du 20 juillet], les papeteries de La Couronne et l'ancien site des transports Bréger à Saint-Yrieix», indique Jean-Louis Frégy, le responsable du service développement économique de l'agglo. Pour l'instant, ces trois sites n'ont pas de destination. Alors qu'en faire ? «C'est le problème de ces immenses sites...», soupire Jean-Louis Frégy.

Tour d'horizon des principales friches industrielles de l'agglomération et de ce qu'elles deviennent.

Angoulême

Pour faire place à L'Alpha, la future médiathèque, certaines friches du quartier de la gare ont déjà disparu. Il reste dans la ville intramuros le cas d'EDF-GDF au carrefour du Mazagran, rue de Bordeaux. La mairie est en négociation avec GDF pour racheter cet espace dont les derniers locaux ont été libérés fin 2011. Il serait transformé en ensemble immobilier avec bureaux et commerces au rez-de-chaussée. «Et éventuellement des appartements, même si l'endroit ne s'y prête pas totalement», convient Frédéric Sardin, l'adjoint à l'urbanisme.

A Saint-Cybard, rue Jules-Durandeau, les anciens locaux de l'association d'insertion Envie 16, liquidée en 2009, sont toujours vides. Propriété du conseil général, celui-ci cherche à les vendre. Ils n'ont à ce jour aucune destination prévue.

La Couronne

La commune dispose de plusieurs sites aujourd'hui désertés par les ouvriers. L'usine Leroy fermée en 2004, derrière Emmaüs, vient d'être rachetée et devient dès la rentrée un village d'artisans et un vaste garde-meubles pour entreprises et particuliers (lire CL du 26 juin).

Reste le cas des anciennes Papeteries de La Couronne et leurs 7,5 ha, pour lesquelles le maire Jean-François Dauré fait pression auprès du propriétaire, le groupe espagnol Tompla, qui en a toujours demandé un prix trop élevé. «Je souhaite que ce site change de main d'ici la fin de l'année, dit le maire. En attendant, je travaille avec le groupe Brownfields, spécialisé dans le réaménagement d'anciens sites industriels, dans l'optique d'une reconversion en partie industrielle, un pôle de formation, de l'habitat et peut-être de l'hôtellerie.»

Concernant la friche Rogeon - 4.000 m2 en plein centre-ville - un début de réponse a été trouvé avec Vilogia qui va y aménager une vingtaine de logements étudiants en relation avec l'Ecole d'ingénieurs. «Il devrait également y avoir des commerces et, dans un souci de mixité, d'autres logements, réservés ceux-ci aux seniors», dévoile Jean-François Dauré.

Enfin, le site Michel, qui a servi de chais à Michelvin dans le centre-ville, a été racheté par des privés, qui vont y construire une résidence locative pour les seniors.

Ruelle

Sur une grosse vingtaine d'hectares, la zone des Ribéreaux-Seguins, où furent notamment entreposés les déchets de la Fonderie, la mairie prévoit de recréer des emplois industriels mais aussi des logements et un aménagement environnemental sur les berges de la Touvre. L'opération est chiffrée à 12 millions d'euros, couverte ensuite par la vente des terrains. Sur le site du service développement économique de l'agglo, on trouve également quelques bâtiments de moindre importance.

Magnac-sur-Touvre

C'est la friche industrielle de l'agglo la plus récente, mais qui fut en 1830, «la première unité mécanisée de Charente»: les Papeteries de la Veuze ont fermé leurs portes en mars 2011, laissant 91 salariés sur le carreau. «Ce qui peut poser problème, c'est la proximité de la Touvre et la problématique de la station d'épuration dans l'enceinte du site», déplore Jean-Louis Frégy, en indiquant qu'il existe toutefois des contacts pour une partie du site, «notamment un des bâtiments qui pourrait être vendu rapidement».

Gond-Pontouvre

Un certain André Meunier s'était mis sur les rangs. Mais il n'a jamais pu racheter les 20.000 m2 de bâtiments de l'ancienne Cofpa, fermée en 2000. Elle a employé jusqu'à 450 personnes dans les années 70. Ce site est en zone inondable le long de la Touvre. Il est donc impossible de transformer les lieux en appartements, malgré la beauté du site. «C'est également le problème d'un site privé pour lequel on peut seulement servir d'intermédiaire», commente le directeur de service.

Saint-Yrieix

Une quinzaine de milliers de mètres carrés sont disponibles le long de la RN 10, dans la zone de L'Epineuil depuis le déménagement des Transports Bréger à Vars. «Ce site appartient au conseil général et nous travaillons avec Charente Développement [NDLR: l'agence économique du département] pour trouver un acquéreur. Dans ce cas précis, les collectivités peuvent intervenir en direct, c'est plus facile, indique Jean-Louis Frégy. On peut donc penser que cet ensemble bien situé sera vendu un jour ou l'autre.»

14 Août 2012 | 04h00 - Mis à jour | 11h10 François Goubault

CHARENTELIBRE.fr

Posté par ZeCagouille à 10:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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