Un avion de la compagnie Air France au départ de Paris
Un avion de la compagnie Air France au départ de Paris (AFP)

Le vol Air France Paris/Beyrouth dérouté mercredi vers Chypre, en raison de problèmes de sécurité au Liban, devait repartir jeudi en début d'après-midi vers Beyrouth et la desserte reprendre normalement, a indiqué une porte-parole de la compagnie.

"Les 174 passagers seront acheminés de l'aéroport chypriote de Larnaca à Beyrouth, avec un décollage prévu à 14H40 heure de Paris (12H40 GMT) et une arrivée prévue à 15H25 (13H25 GMT)", a déclaré la porte-parole.

"La desserte Paris-Beyrouth, avec deux vols quotidiens, reprend normalement à partir d'aujourd'hui mais nous suivons avec attention l'évolution de la situation à Beyrouth", a-t-elle ajouté.

Air France a dérouté ce vol à destination de Beyrouth vers Chypre "par précaution" mercredi soir, des troubles ayant éclaté sur la route de l'aéroport. L'appareil avait d'abord fait le plein à Damas avant d'atterrir à Larnaca, où les passagers ont été pris en charge par la compagnie.

En fait, ce déroutement n'a pas été simple, a-t-on appris auprès d'Air France. "La situation s'est dégradée rapidement pendant la phase d'approche à Beyrouth, ce qui a conduit la compagnie à décider d'un déroutement sur Amman, ce qui apparaissait alors comme la meilleure solution", a expliqué le directeur de permanence à Air France, Pierre Caussade.

"Mais le commandement de bord n'a pas pu obtenir du contrôle aérien du secteur l'autorisation d'emprunter une trajectoire directe sur Amman. En fin de compte, avec le carburant restant, le seul aéroport à portée a été Damas", a ajouté un commandant de bord, porte-parole des opérations aériennes de la compagnie.

Bien qu'Air France ne desserve plus l'escale de Damas, l'avion a pu faire le plein en deux heures avant de repartir sur Chypre, avec ses 174 passagers et 11 membres d'équipage.

Le conflit en Syrie exacerbe les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre adversaires et partisans du régime de Damas.

Cinq monarchies du Golfe, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et le Koweït, ont appelé mercredi leurs ressortissants à quitter le Liban, pays traditionnel de villégiature, en raison de menaces potentielles liées aux retombées du conflit syrien.

16 août 2012 à 13:27

LIBERATION.fr