Un rapport de l'ONU publié mardi accuse le gouvernement du président Bachar al Assad comme l'ALS, l'armée syrienne libre d'utiliser des enfants comme boucliers humains.

L'ONU accuse tout d'abord les troupes syriennes, celles du gouvernement comme de l'opposition-, de torturer et d'exécuter des enfants. Le rapport précise que des enfants âgés de moins de 9 ans ont été utilisés comme "boucliers humains" au cours de raids militaires. Certains ont été assassinés ou arbitrairement arrêtés, d'autres encore ont été victimes de violences sexuelles.

Pour l'organisation onusienne, le gouvernement syrien est l'un des pires sur sa liste annuelle «de la honte.» Cette liste classe chaque année les protagonistes des pays en conflit où des enfants sont tués, torturés, et forcés de combattre.

Mais les Nations Unies accusent également l'Armée syrienne libre d'enrôler et d'utiliser des enfants et adolescents de moins de 17 ans. Toutefois, au niveau du commandement de cette armée qui regroupe les opposants à Bachar al Assad, tous nient les faits.

Ce rapport qui vient d'être publié rentre dans le cadre du plan de paix proposé à la Syrie par Koffi Annan et la Ligue arabe. Et les faits qui y sont mentionnés ont été commis avant la tuerie de Houla le 25 mai dernier. Pour rappel, cette tuerie avait fait 108 morts, dont 49 enfants.

Selon Human Rights Watch, ce sont 1 176 enfants qui ont été tués depuis février 2011, date du début du conflit en Syrie. D'ailleurs cette ONG de défense des droits de l'homme a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de geler les avoirs et d'interdire de voyage les dirigeants syriens.

Plus précisément, Jean-Marie Fardeau, directeur de Human Rights Watch en France, pense que le Conseil de sécurité doit saisir la Cour pénale internationale afin d'augmenter la pression contre tous les responsables des crimes de guerres en Syrie.

Auteur : Ramata Soré
Edition :Philippe Pognan

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