Xavier Favre a remis symboliquement la clef,symbole des réfugiés, à Michèle Petit.Photo CL

Parti pour la quatrième année consécutive durant les dernières vacances dans le cadre de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), Xavier Favre, enseignant et militant solidaire, est venu raconter son épopée lors d'une soirée qui s'est tenue au centre de loisirs Gulliver. Dès l'entrée, le regard était happé par les magnifiques photos qu'il a prises. Sur l'une d'elles, des Palestiniens montrent fièrement les messages écrits pour eux par les Sojaldiciens et traduits en arabe, offerts par Xavier Favre (lire CL du 24 avril). Dans la salle pleine à craquer d'un public aux multiples confessions, son récit a été très suivi et le débat passionné.

Xavier Favre est rentré de Palestine, des images et des souvenirs plein la tête : «La situation en Palestine c'est quelque chose de terrible, mais à chaque fois je reviens avec la pêche, c'est un peu un paradoxe, mais c'est comme ça. Nous avions rendez-vous avec des Belges, des Italiens, des Anglais à Ramallah et ensuite, on nous a dit où il fallait aller». A l'aide d'un diaporama, Xavier Favre a raconté, commenté, expliqué, après avoir fait l'historique de la Palestine.

Le public a joué le jeu, les questions sont arrivées tout naturellement, Xavier Favre y a répondu dans le détail, par exemple en matière d'éducation où un énorme effort est fait malgré la situation du pays : «98% des enfants sont éduqués par des enseignants palestiniens, 85% vont jusqu'au Bac, 55% poursuivent des études supérieures sur plusieurs années». Il raconte aussi les maisons occupées ou détruites par les colons, les tentes qui abritent tant bien que mal les réfugiés, les «checkpoints», postes de contrôle munis d'un tourniquet : «Il y en a au moins 600, on peut y rester 10 minutes à 3 heures», précise Xavier Favre.

Beaucoup d'émotion dans les échanges, au cours du débat ponctué de poèmes lus en français et en arabe et très applaudis. Emotion encore lorsque Xavier Favre a montré une grosse clef : «C'est une clef symbole des réfugiés, j'ai pleuré quand on me l'a donnée...». Clef qu'il a remise à Michèle Petit, qui siège au conseil d'administration du Flep. A l'issue de cette rencontre, un repas fait de plats orientaux a été servi aux nombreux participants. A noter que tous ces mets, très appréciés, ont été préparés par des femmes bénévoles dans le cadre d'un atelier-découverte en cuisine mis en place par le centre socioculturel Flep.

25 Mai 2012 | 04h00
Mis à jour | 09h46

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