Boulangerie, établissement de restauration rapide, coiffeur pour dames, boucherie : ces commerces s'installent au Champ-de-Manoeuvre. Et rejoignent la Poste.

Alors que les cases du centre commercial (à g.) trouvent preneurs, le centre culturel sort désormais de terre à à grande vitesse. 
Photo Majid Bouzzit

La commercialisation des neuf cellules du nouveau centre commercial du Champ-de-Manoeuvre va bon train. «Le bail est signé pour l'installation d'un établissement de restauration rapide et nous sommes sur le point de conclure pour une boulangerie point chaud et un coiffeur pour femmes. Les deux commerçants sont d'ores et déjà identifiés», indique Laëtitia Terrier, chargée de la commercialisation du bâtiment construit par l'Eparaca (Etablissement public d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux) dans le cadre de l'Opération de renouvellement urbain de Soyaux.

Une boucherie viendra compléter l'ensemble, également doté d'une supérette de 300 mètres carrés, où doit s'afficher l'enseigne Spar, une marque du groupe Casino. «Concernant la boucherie, nous avons plusieurs dossiers entre nos mains, nous sommes donc toujours en recherche du futur locataire», précise Laëtitia Terrier.

La pharmacie et le tabac-presse en stand-by

Les premiers commerces pourraient s'installer assez rapidement. «Notre bâtiment sera livré d'ici la fin du mois de mars, mais il faut encore que la commune réalise les abords. Nous ne remettrons les clefs qu'une fois que les clients peuvent accéder aux commerces en toute sécurité», ajoute Laëtitia Terrier.

Ces commerçants rejoindront le bureau de la Poste, qui vient lui aussi de signer son bail avec une installation prévue au plus tard le 15 mai.

Reste aussi à régler l'affaire des indemnités de départ que négocient la pharmacie et le tabac-presse avec la commune de Soyaux. Celle-ci rachète en effet les locaux aux commerçants pour les raser et les transformer en parking arboré. «Nous ne sommes plus très loin d'un accord et il ne faut surtout pas que nous arrivions jusqu'à l'expropriation de leurs murs. Pour moi, ce serait du gâchis et un terrible échec», soupire le marie François Nebout. En regrettant que l'Epareca ne soit pas plus présent auprès des commerçants concernés. «Ce devrait être des réunions tripartites, l'Epareca est également partie prenante dans cette opération», maugrée-t-il.

«Nous sommes en contacts réguliers ces derniers temps avec le conseil du buraliste. Il attend de connaître le montant de l'indemnisation pour revenir vers nous, livre Hind Marhaoui, qui supervise les transferts de commerces déjà existants. Concernant la pharmacie, nous n'avons pas plus de nouvelles que cela».

Si les commerçants attendent de connaître le montant de leurs indemnités, c'est aussi parce que l'Epareca livre des locaux semi-finis. «Les aménagements spécifiques sont ensuite à la charge du commerçant», précise Hind Mahraoui.

Si toutes les négociations en cours ou à venir aboutissent, il ne restera alors qu'une case vide sur les neuf. «Nous sommes ouverts à toute proposition, mais nous souhaiterions plutôt quelque chose dans les activités de service», précise Hind Mahraoui.

3 Mars 2012 | 04h00
Mis à jour | 09h10

François Goubault.

CHARENTELIBRE.fr