Le secrétaire d'État au logement a visité le site du Champ-de-Manoeuvre.  

 

Benoist Apparu et François Nebout, en balade au Champ- de-Manoeuvre, hier après-midi.
(PHOTO céline Levain)

 

Attendu, hier soir  [4 février]  à Angoulême pour parrainer le lancement de la campagne d'Élise Vouvet, candidate UMP dans la première circonscription lors de la prochaine élection législative, Benoist Apparu s'est d'abord arrêté, dans l'après-midi, à Soyaux.

François Nebout, le maire, après l'avoir accueilli, lui a présenté l'opération de rénovation urbaine, « 2 000 logements sont concernés, dont 330 ont été détruits », rappelait-t-il. Une opération qui, selon le maire, est plutôt satisfaisante, malgré quelques petits bémols, comme la difficulté à commercialiser la partie pavillonnaire, destinée à permettre l'accès à la propriété. Et surtout, la difficulté à réintroduire de la mixité sociale dans ce quartier.

Jusqu'en 2017

Le secrétaire d'État a profité de l'instant pour faire un point sur l'opération de rénovation urbaine qui court jusqu'en 2017 au niveau national. « L'objectif était de réaliser 35 milliards d'euros de travaux, nous en sommes au tiers. Globalement, tout se passe bien et nous réfléchissons à l'opportunité de lancer une deuxième opération après 2017. »

Il a également répondu à des questions d'actualité. La question du logement qui s'invite dans le débat présidentiel ? « C'est une bonne nouvelle. C'est un sujet essentiel avait été ignoré dans les campagnes précédentes. » La demande de la Fondation Abbé Pierre qui réclame la construction de 500 000 nouveaux logements par an, dont 150 000 sociaux ? « On y est presque. Dans l'année 2011, il a été construit 425 000 logements dont 125 000 sociaux. »

Benoist Apparu s'est ensuite offert un petit tour dans le quartier. Chemin faisant, le secrétaire d'État et la petite troupe qui l'accompagnait ont rencontré des membres de l'Amicale des locataires de Soyaux. Le président Robert Lafleuriel lui a remis une lettre récapitulant leurs griefs contre la rénovation urbaine : destruction des logements sans reconstruction immédiate, arbres coupés, hausse des charges locatives pour la partie résidentialisée…

Samedi 4 février 2012 à 06h00
Par Didier Faucard

SUDOUEST.fr


 

Le texte de la lettre remise au Secrétaire d'État au Logement        .