En moins de deux ans, le coût du pôle culturel et associatif a presque doublé En raison de mauvaises surprises dans le sous-sol, mais aussi d'aménagements supplémentaires à l'intérieur.

Il a fallu couler des pieux dans le sous-sol, ce qui retarde le chantier et alourdit la facture.
François Nebout a proposé une rallonge d'un million et demi d'euros. Photos Renaud Joubert

Après Angoulême, Soyaux serait-elle empêtrée dans l'Opération de renouvellement urbain ? Lundi soir, lors du débat d'orientation budgétaire 2012, le conseil municipal a voté une rallonge d'un million et demi d'euros pour les travaux du pôle culturel et associatif, baptisé Soëlys, dont le chantier a démarré, et 400.000 € de plus pour son futur mobilier.

Une décision qui porte le montant global de cette construction à 6,2 millions, alors que les travaux sont ralentis en raison de problèmes de sous-sol... Il a fallu couler des pieux en béton dans le calcaire avant de s'attaquer aux fondations. Avec trois mois de retard sur le calendrier initial. Hier en début d'après-midi, une réunion de chantier avait d'ailleurs lieu sur place.

Lors de sa présentation en décembre 2009, après le choix de l'architecte bordelais François Guibert, le coût du pôle était chiffré à 3,3 millions d'euros HT. «Mais depuis, nous avons ajouté des améliorations, comme un agrandissement au deuxième étage, des gradins rétractables dans la salle de spectacle ou encore une scène qui donnera une meilleure acoustique, énumère Robert Jabouille, l'adjoint aux travaux. Ce qui explique cette hausse que l'on peut qualifier de ''sensible''.»

Les craintes de l'opposition

En 2012, Soyaux consacrera 7,7 de ses 9,5 millions d'investissements à l'ORU. Avec une large part de cette somme consacrée à la construction de Soëlys, soit 3,6 millions. Une somme qui était, elle, planifiée avant la découverte des soucis de sous-sol. Des soucis que tous les autres édifices en construction actuellement sur la place Jean-Jacques-Rousseau ont rencontrés. Entraînant à chaque fois retards et surcoûts.

«J'ai peur que l'on soit déçu par l'ORU. Par son résultat final, mais aussi par son coût à la fin des travaux, comme le montre la dérive du coût du pôle culturel», fait remarquer Bernard Rivalleau, au nom de l'opposition. Cet élu a même suggéré une renégociation des termes de la convention signée avec l'Etat. «Impossible», lui a répondu le maire, François Nebout. Bien sûr, la facture de 6,2 millions ne sera pas entièrement à la charge de la Ville.

Entre les subventions de l'Agence nationale de renouvellement urbain, de la Région, du Département, de GrandAngoulême, mais aussi une partie de la dotation de développement urbain, il ne restera qu'environ un quart de la facture à la charge de la commune. Toutefois, pour la neuvième année consécutive, François Nebout a annoncé qu'il n'y aurait pas d'augmentation des impôts locaux. Mais d'ici 2013, la dette de Soyaux sera multipliée par trois et son annuité de remboursement doublée. En 2012, celle-ci se montera à 850.000 €.

19 October 2011 | 04h00 - Mis à jour | 07h52
François Goubault

CHARENTELIBRE.fr



Des déceptions par l'ORU, il y en a déjà  :   

Pétition à Soyaux et Ma Campagne  en juin 2009 / ca. 1200 signatures restées sans réponse  

ORU, AU CHAMP DE MANOEUVRE  en juin 2011 / Arrachage des arbres  

ORU ET RÉSIDENTIALISATION FORCÉE  en aout 2011 / Soutien des élus communistes