François Nebout s'est montré déterminé lors de son discours. Photo CL

Avec la visite «premières pierres» de ce quartier, il était extrêmement important de montrer à l'ensemble des participants cette transformation. Le projet remonte à 2002. C'est 60 millions d'euros investis pour faciliter la vie des habitants, désenclaver ce quartier, c'est une ouverture sur le reste de la ville pour trouver une mixité que j'espère, mais que j'appréhende car je n'ai pas l'impression qu'on en prend le chemin, le quartier continue de s'appauvrir, je le dis comme je le pense. L'ORU, c'est travailler ensemble avec l'État, le conseil général, le conseil régional, l'Epareca (établissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux, NDLR), ça doit permettre aux habitants de l'ensemble de la ville de se bouger, se rencontrer, grâce au pôle culturel Soelys que nous avons voulu comme un joli monument, les habitants le méritent bien. Si nous voulons que l'humain respecte la ville, il faut que l'urbain respecte l'humain, c'est un grand défit à relever trous ensemble.»

Le maire, François Nebout, entouré notamment de plusieurs membres de son conseil municipal, Abel Migné, président de Logélia et vice-président du conseil général, François Mius, directeur de l'Epareca et Jacques Millon, préfet, a ainsi débuté son discours avant la visite des travaux sur le quartier du Champ-de-Manoeuvres, où malheureusement, les habitants étaient peu nombreux.

«Réussir cette transformation»

Abel Migné l'a dit clairement: «Logélia, c'est un parc de 8.000 logements, un budget lourd, particulièrement dans ce quartier où nous sommes désireux de réussir malgré les difficultés dues aux déviances de certains de nos locataires. C'est le 2e plan après celui de 1990. Ce programme vise à améliorer les conditions de vie dans des appartements modernes, bien orientés, à basse consommation. Soyaux doit réussir cette transformation.»

Le directeur de l'Epareca, François Mius a salué «le courage de la municipalité» et a précisé: «Nous finançons à hauteur de 70% le coût de la galerie commerciale qui représente 3 millions d'euros.»

Le préfet, Jacques Millon, a encouragé la municipalité pour «l'ampleur importante des travaux qui va permettre de vivre dans un quartier plus agréable, pour la cohésion sociale, la conception de la sécurité», et a félicité le maire pour «la mise en place de la vidéoprotection».

Pascale Lacourarie, guide à Via Patrimoine, à l'aide de panneaux et d'un jeu-questionnaire distribué aux participants, a assuré la visite des travaux et a fait l'historique des constructions qui ont vu le jour en 1961, les barres d'immeubles les fameuses «bananes» imaginées par l'architecte de l'époque Louis Simon et la place Jean-Jacques Rousseau voulue par le maire d'alors, Albert Fournier, «pour faire venir des cirques».

La visite s'est achevée au centre Jacques Sevin, où «les affiches urbaines» des élèves de Jean-Monnet et Romain Rolland étaient exposées, suivie d'une collation préparée par le centre socioculturel Flep a été servie.

10 octobre 2011 | 04h00
Mis à jour | 08h48

CHARENTELIBRE.fr