charentelibre.fr (avec AFP)  10 juin 2011 | 16h45

Photo archives Majid Bouzzit

Deux élus et un fonctionnaire ont été mis en examen, après le maire de La Faute-sur-Mer, dans le cadre de l'enquête sur les 29 morts provoquées par la tempête Xynthia en février 2010 dans la station balnéaire vendéenne,.

Le maire, René Marratier, avait été mis en examen le 13 avril pour "homicide involontaire" et "mise en danger de la vie d'autrui", en lien notamment avec le processus de délivrance des permis de construire des maisons inondées pendant la tempête.

Après lui, la première adjointe en charge de l'urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint, membre de la commission locale "urbanisme" et responsable d'une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin, ont été mis en examen dans le même dossier, selon deux sources proches du dossier.

Les deux élus avaient été placés en garde à vue début avril avant d'être relâchés, puis convoqués une nouvelle fois devant le juge pour leur mise en examen, selon ces sources.

Une quatrième personne a été mise en examen cette semaine, un fonctionnaire de l'Etat qui travaillait dans l'ancienne Direction départementale de l'Equipement (DDE), ont précisé ces sources.

Vendredi, le parquet des Sables d'Olonne contacté par l'AFP s'est refusé à toute information sur ces trois nouvelles mises en examen dont les chefs précis ne sont pas connus.

Les gendarmes enquêtent depuis plusieurs mois pour déterminer les éventuelles responsabilités humaines dans le drame provoqué par Xynthia, tant pour les conditions d'urbanisation des lotissements inondés que pour le processus d'alerte, le soir de la tempête.

Le 28 février 2010, la brusque montée des eaux provoquée par l'effet conjugué des vents violents et d'une marée de fort coefficient avait fait 29 morts dans la petite station balnéaire vendéenne, 47 au total en France.

Pour les inondations mortelles de la Faute-sur-Mer, 97 personnes ont porté plainte contre X avec constitution de partie civile pour "homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui, abstention de combattre un sinistre et prise illégale d'intérêt", via le cabinet d'avocats Huglo-Lepage.

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