la Cagouille Enchaînée

09 octobre 2015

Charente : le Front de gauche éclate les frontières

La liste charentaise, menée par Christophe Mauvillain, comporte quelques surprises, dont un secrétaire de section PS.

2147650_967_11212545_800x400Olivier Dartigolles à la rencontre des militants. © Photo Michel Amat

Moins d'une semaine après la finalisation de l'accord politique au sein du Front de gauche sur la grande région, Olivier Dartigolles (PCF), tête de liste régionale, s'est fendu d'un petit déplacement en Charente, hier, à la rencontre de ceux qu'il appelle « les visages nouveaux » de la gauche de la gauche… Pas de présentation de la liste complète hier, celle-ci devant être finalisée dans les prochaines heures, mais la présence de quelques militants d'ores et déjà prêts à mener la campagne des champions de l'anti-austérité…
 

Frondeur

En préambule, Olivier Dartigolles regrette qu'Europe Écologie les Verts n'ait pas saisi la main tendue en dépit des points de jonction possibles, comme la transition énergétique ou la lutte contre les inégalités territoriales. Dopés par l'émergence des mouvements opposés à l'austérité partout en Europe, le chef de file du Front de gauche veut croire que ce n'est que partie remise. Et il prévient : « nous construisons des listes pour accéder au pouvoir régional. Nous avons huit semaines de campagne pour montrer qu'une autre voie est possible ». On savait qu'ici, Christophe Mauvillain (PCF) conduirait la liste. On sait désormais que le conseiller départemental PCF Patrick Berthault va la clore. Entre les deux, le Front de gauche officialise les candidatures de Marcelle Leduque (Parti de gauche), de Jean-Yves Frouard (Ensemble !), du jeune étudiant Lucas Brousse et, surprise, de Pierre Aguer, socialiste frondeur, secrétaire de la section PS de Ruffec. « J'ai poussé les gens à voter Hollande. Et aujourd'hui, je suis déçu », glisse-t-il.

Parmi les soutiens, on retrouve Rémy Merle, le maire de Coulgens. Mais aussi Mokhtar Bahnas, le directeur de La Nef, tout juste licencié, que Christophe Mauvillain a rencontré et avec lequel il a dégagé de "nombreux points d'accord". Christophe Mauvillain adresse aussi un clin d'œil à Djillali Mérioua, présent dans la salle. L'ancien élu angoumoisin de la majorité Lavaud a été sollicité pour figurer en troisième position sur la liste. Une proposition qu'il a déclinée. « Cette offre m'a flatté et montre l'ouverture d'esprit » du Front de gauche. Christophe Mauvillain veut croire que « la dynamique est en marche ».

SUDOUEST.fr

 

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Le prix Nobel de la Paix décerné au Dialogue national tunisien

 

XVMfa8b2cec-6e74-11e5-8344-354c6a2a7ee0De gauche à droite, la présidente de l'Union des employeurs tunisiens Wided Bouchamaoui, le Secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail Houcine Abbassi, le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme Abdessattar Ben Moussa et le président de l'Association nationale du barreau Mohamed Fadhel Mahmoud, lors d'une conférence de presse à Tunis le 21 septembre 2013. Crédits photo : ANIS MILI/REUTERS

VIDÉO - La prestigieuse récompense a consacré vendredi les syndicats tunisiens organisateurs du «dialogue national» qui a permis, fin 2013, de relancer le processus démocratique dans ce pays et de sauver les acquis de la «révolution de jasmin».

La révolution tunisienne, l'ultime flamme du printemps arabe encore vivace, vient d'être célébrée par le comité norvégien, lequel a attribué ce vendredi matin son prix Nobel de la paix aux quatre organisations qui ont remis en 2013 ce pays sur le chemin de la démocratie. Deux ans après le début de la révolution de Jasmin de 2011, la Tunisie se trouvait en effet dans l'impasse quand le syndicat UGTT, véritable colonne vertébrale intellectuelle et politique du pays, l'organisation patronale Utica, la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et l'Ordre des avocats lancent ce fameux «dialogue national». L'objectif, finalement atteint en 2014, est d'organiser des élections législatives permettant de dénouer la crise institutionnelle qui menace de faire dérailler la révolution démocratique tunisienne.

En cet automne 2013, les islamistes modérés d'Ennahda sont au pouvoir, mais la crise économique et sociale, d'un côté, et la montée du terrorisme islamique de l'autre, ont sapé leur pouvoir. Le député Mohammed Brahmi, une personnalité de gauche hostile à Ennahda et à toute forme d'islamisation de la société, a été assassiné durant l'été par des islamistes radicaux. L'opposition laïque tente de profiter de la situation, mais elle est désunie et ne représente pas une force d'alternance. Les manifestations devant le parlement se multiplient à Tunis. En province, les heurts sociaux sont plus nombreux et violents encore.

Équilibre entre culture islamique et respect des droits de l'homme

Constitué en octobre, le quartet du «dialogue national» obtient en décembre 2013 qu'une feuille de route permette de sortir de la crise. Cela commence par le départ des islamistes d'Ennahda du pouvoir. Un technocrate, Mehdi Jomaâ, est nommé premier ministre en 2014. La loi constitutionnelle, sur laquelle les islamistes d'Ennahda et les séculiers représentés au parlement ne parvenaient à s'entendre, est, elle, votée. Son équilibre entre culture islamique et respect des droits de l'homme est salué par la France et le monde occidental.

Au bout du chemin sont donc organisées les élections législatives du 26 octobre 2014, remportées par le parti séculier Nidaa Tounes qui domine désormais l'Assemblée des représentants du peuple qui a remplacé l'Assemblée constituante. L'élection présidentielle qui suit accorde la victoire au chef de file de Nidaa Tounes, l'actuel président tunisien Béji Caïd Essebsi.

Avec Rached Ghannouchi, le chef du parti Ennahda, Beji Caïd Essebsi doivent être associés au prix nobel décerné au quartet du «dialogue national». C'est lors d'une rencontre à Paris que les deux hommes ont validé le chemin défriché par l'UGTT, l'Utica, la Ligue des droits de l'Homme et l'ordre des avocats. Rached Ghannouchi aura notamment pris le risque de perdre dans les urnes le pouvoir, un pari qu'à ce jour aucun islamiste n'a osé ailleurs qu'en Tunisie.

LeFigaro.fr

 

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Caricature. Morano en trisomique dans «Charlie Hebdo» : une association va porter plainte

 

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«J'étais le premier à aller manifester place de la République après les attentats, en soutien à Charlie pour défendre la liberté de la presse, mais je ne suis plus Charlie, nous ne sommes plus Charlie !», s'étrangle Frédéric Bouscarle, le président fondateur de Handi Pop', un mouvement de défense des handicapés associé au parti Les Républicains. En cause : la caricature de Nadine Morano en trisomique en une de l'hebdo satirique. Frédéric Bouscarle explique au Figaro qu'il demande des excuses à Charlie et saisit deux avocats pour porter plainte en diffamation. Lesdits avocats ont par ailleurs été «saisis par plusieurs familles et associations».

Libération.fr

 

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08 octobre 2015

La force de Poutine, la faiblesse de l’Occident

Vu d'Allemagne

L'Otan a qualifié jeudi d'"escalade inquiétante" l'engagement militaire russe en Syrie, exhortant à nouveau Moscou à cesser de soutenir le régime de Bachar al-Assad

 

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Sur une base russe en Syrie, un membre d'équipage fixe une bombe sur un avion "SU-34"

"Appuyée par les frappes aériennes de l'armée de l'air russe, l'armée syrienne a lancé une offensive terrestre. La Frankfurter Rundschau relève que "le président Bachar al Assad veut assurer la survie de son régime, l'Iran qui le soutient aussi, veut de son côté renforcer son influence au Proche Orient en tant que puissance régionale. Et le président russe ne veut pas seulement défendre le dernier bastion de la Russie et son influence dans la région, mais veut également montrer que sans lui, rien n'est possible. La force de Poutine est aussi la faiblesse de l'Occident, souligne le quotidien de Francfort.

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Un avion de combat russe "SU-24M" décolle de la base de Hmeimim en Syrie.

Les Américains s'engagent à contre- cœur, l'Union européenne se tient à l'écart et préfère observer de loin. Un processus de paix en Syrie n'est pas pour demain", craint l'éditorialiste.

La Süddeutsche Zeitung tire une conclusion similaire : "La vision qu'a Vladimir Poutine du monde n'est pas fondée sur la paix, et surtout pas la paix éternelle. Cet ex- agent des services secrets est un réaliste. Quand Poutine mise sur la paix, alors c'est une paix qui sert à la Russie. Le nationaliste russe œuvre à la reconstruction de l'empire russe, il veut être pris au sérieux en tant que dirigeant d'une puissance dont ni les Etats-Unis, ni l'Union européenne ne peuvent infléchir les objectifs et intérêts fondamentaux.

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Le cratère d'une bombe russe près d'un camp de déplacés dans les faubourgs de la ville d'al-Ghadfa , près d'Idleb en Syrie.

La paix n'a pas sa place ici, car elle ne servirait pas à Poutine: le chaos au Proche Orient, dont les Américains et Européens sont en partie responsables, lui permet de manœuvrer comme bon lui semble", conclut le quotidien munichois.

Autre thème récurrent: la crise des réfugiés

Alors que la plupart des journaux allemands se concentrent sur les problèmes auxquels l'Allemagne est confrontée face à un afflux croissant de migrants, le Tagesspiegel rappelle lui que: "Dans le monde entier l‘exode massif de réfugiés est un thème d'actualité. Parce que c'est un thème international. Par exemple en Turquie, au Liban, en Jordanie. En Syrie, en Somalie, ou en Erythrée. Dans un grand nombre de pays, on prive les gens de leurs droits, on les violente et on les massacre. C‘est la triste vérité de notre époque, depuis des années déjà.

Migranten in Libyen

Des réfugiés somaliens sauvés par un canot rapide de la Bundesmarine en Méditerranée à l'est de la Sicile

Des dizaines, des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants d‘ Afrique, du Proche-Orient et des Balkans tentent de se réfugier dans des pays où ils espèrent pouvoir trouver une vie meilleure. Pour trouver des solutions à ce drame, préconise le quotidien berlinois, il faut, rapidement, organiser un sommet sur les réfugiés aux Nations-unies sur l'initiative d'une Europe unie."

 

DeutscheWelle.com

  

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Michel Platini veut se battre contre sa suspension annoncée par la FIFA

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La commission d'éthique de la FIFA a annoncé jeudi la suspension immédiate pour trois mois du président de la FIFA Sepp Blatter et du favori à sa succession, le président de l'UEFA Michel Platini.

Le secrétaire général de la FIFA Jérome Valcke déjà relevé de ses fonctions mi-septembre, a également été suspendu pour 90 jours. Les trois dirigeants sont interdits d'exercer toutes activité liée au football et leur suspension pourra être prolongée une seule fois de 45 jours, précise la commission d'éthique dans un communiqué.

Sepp Blatter a réagi en indiquant que la Commission d'éthique de la FIFA "n'a pas respecté ses propres règles". Elle n'a pas "suivi le code d'éthique et le code disciplinaire" qui offrent à une personne mise en cause la possibilité "d'être entendue", ont fait savoir les avocats du Valaisan dans un communiqué.

Platini a décidé de se battre

Le comité exécutif de l'UEFA, soit le gouvernement du football européen, a exprimé jeudi son soutien à son président Michel Platini, qui "va enclencher les différentes procédures" pour faire appel de sa suspension de 90 jours infligée par la commission d'éthique de la FIFA.

Du fait de ce futur appel, le comité exécutif de l'UEFA ne voit pas, "à l'heure actuelle", le "besoin" de confier l'intérim à son plus ancien vice-président (Angel Maria Villar Llona).

Un ex vice-président suspendu 6 ans

Par ailleurs Chung Mong-joon, ex-vice président de la FIFA, a été suspendu pour six ans de toute activité liée au football. Le Sud-Coréen, autre candidat possible à la succession de Sepp Blatter, devra en outre s'acquitter de 100'000 francs suisses d'amende.

Le Ministère public de la Confédération avait ouvert le mois dernier une enquête pénale contre Sepp Blatter pour des soupçons de corruption lors de la vente des droits télévisés des Coupes du monde 2010 et 2014 à un prix très en-dessous du marché au président de la Fédération des Caraïbes, Jack Warner, et pour le versement de deux millions de francs à Michel Platini en 2011.

>> Revoir cet extrait de Temps Présent de 1998, dans lequel Michel Platini se montre très critique vis-à-vis du système FIFA, alors qu'il est co-président du comité d'organisation de la Coupe du Monde:

 

Info RTS 151008 22_25_44

agences/fisf/rens

Candidature de Michel Platini pas écartée

La suspension de 90 jours du président de l'UEFA Michel Platini, décidée par la commission d'éthique de la Fifa, n'écarte pas de facto sa candidature à la présidence de l'instance suprême du foot, a précisé à l'AFP le porte-parole de la commission d'éthique.

"Cette question n'est pas pour le comité d'éthique mais pour la commission électorale de la Fifa, qui sera chargée d'en étudier la validité" si candidature il y a, a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le Camerounais Issa Hayatou, patron du football africain, a été désigné président par intérim de la FIFA, a annoncé l'instance du football mondial.
 

 

 

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